Blaise-Alain et Marianne Krebs : des retraités en mission passent 5 mois au Niger

vendredi 16 avril 2010
De retour d'un séjour court-terme au Niger, Blaise-Alain et Marianne Krebs nous livrent quelques impressions... et incitent à faire comme eux!
En février dernier, Blaise-Alain et Marianne Krebs sont rentrés d'un séjour de cinq mois à Niamey, au Niger. Membres de l'Eglise évangélique de la Rochette, à Neuchâtel (FREE), ces deux jeunes retraités ont effectué un engagement missionnaire à court terme avec la Société internationale missionnaire (SIM). « Un temps lumineux », précise Blaise-Alain avec enthousiasme.

Depuis longtemps, Blaise-Alain s'était promis que, une fois le temps de la retraite venu, il partirait en mission. L'occasion est venue en deux temps.
D'abord, en 2008, Marianne a travaillé trois mois à Niamey, au service de la SIM. Mais cette mission n'engage une personne mariée que si son conjoint l'accompagne durant au moins une partie du séjour... afin de s'assurer qu'un projet missionnaire ne masque pas des problèmes de couple. Ainsi Blaise-Alain s'est rendu au Niger et y a passé quelques semaines au côté de son épouse. Ce premier séjour a constitué une bonne préparation à celui qui allait suivre.

Encouragés par l'Eglise
Marianne et Blaise-Alain ont parlé aux responsables de leur Eglise. Ceux-ci ont décidé que le couple serait officiellement envoyé par la communauté. Ensuite, ils ont reçu de nombreuses promesses de soutien par la prière. Enfin, grâce à des dons généreux, ils ne sont pas arrivés les mains vides au Niger.
A Niamey, Blaise-Alain travaillait habituellement de 8h à 13h. Parfois, il était vérificateur du « cash » dans le bureau de la SIM. Parfois, il enseignait le traitement de texte « Word » à des étudiants du Foyer évangélique universitaire. Marianne travaillait chaque après-midi entre 13h et 16h. Elle était répétitrice, pour une vingtaine d’enfants, dans le cadre de l’orphelinat « Compassion solidarité enfants Niger ». De plus, deux fois par semaine, elle visitait des adolescents détenus dans une prison de Niamey.
Le couple a aussi eu l'occasion de participer activement aux matinées de prière de la SIM-Niger ainsi qu'à une cellule de maison. « Les temps ‘nous deux’ avaient donc lieu durant les fins de semaine... comme quand nous n’étions pas à la retraite », conclut Blaise-Alain.

Donner et recevoir
A l'heure du bilan, le couple explique: « Avant tout, nous avons offert de la disponibilité en étant ouvert aux gens que nous avons rencontrés. Nous leur avons témoigné de l’attention et du respect comme nous savons que Dieu en a pour chacune et chacun ! Nous avons essayé de bien travailler en utilisant notre expérience et nos émotions. »
Blaise-Alain et Marianne ont également éprouvé une certaine frustration liée aux limites humaines et à la faible durée de leur séjour. « On ne peut pas faire en sorte que les enfants de l’orphelinat ne soient pas, peu ou prou, des handicapés affectifs. On ne peut pas non plus offrir aux ados de la prison un service de suite en semi-liberté, avec un travail et un soutien psychologique », explique Blaise-Alain.
Mais la satisfaction domine. D'abord, celle d'avoir – même modestement – contribué à l’annonce de l'Evangile. Ensuite, celle de l’expérience de la fraternité en Jésus-Christ au sein de l’Eglise. Enfin, l'immersion dans un nouveau contexte qui a permis au couple une découverte progressive: « Cela nous plonge dans une vraie humilité : on ne sait pas ! Nos schémas de fonctionnements fondent au soleil. Nos mécanismes de défense sont caduques ou exacerbés. On est à l’affût pour comprendre ce qu’on est en train de vivre ! »
Marianne et Blaise-Alain ne cachent pas qu'une de leurs satisfactions tient au fait qu'ils pourront retourner, poursuivre l’action interrompue, envisager des engagements correspondant encore mieux aux besoins de ceux à qui ils s’adressent ! « Et puis, cela nous permet de travailler un peu plus ensemble, en couple », se réjouit Blaise-Alain.
Claude-Alain Baehler

Aller plus loin s autour du thème des seniors en mission.

  • Encadré 1: Marianne et Blaise-Alain Krebs en bref
    Marianne et Blaise-Alain Krebs (67 et 63 ans), sont parents de trois enfants adultes. Marianne, infirmière en psychiatrie et en santé publique, a travaillé comme éducatrice et responsable d’un lieu d’accueil pour enfants avec leur mère. Blaise-Alain, éducateur spécialisé, expérimenté en psychiatrie infantile, a dirigé plusieurs foyers d'accueil pour enfants et adolescents. Le couple est engagé dans l'Eglise de la Rochette (FREE) à Neuchâtel, dont Blaise-Alain a été président pendant dix ans.
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