Mathilde Hiltpold: une Burkinabée pasteure dans une Eglise FREE à la vallée de Joux

jeudi 09 juin 2011
L'histoire de Mathilde Hiltpold nous parle, parce qu'elle est à la fois originale et marquée par la providence de Dieu. Originaire du Burkina Faso, elle est aujourd'hui pasteure au Brassus, dans l'Eglise FREE de la vallée de Joux!
Douce et posée, Mathilde Hiltpold parle avec un calme bien « combier ». Pourtant, cette femme de 48 ans est née en Afrique, et elle y a passé sa jeunesse. « A 14 ans, au Burkina Faso, j'ai vécu quelque chose de fort avec Dieu, se souvient Mathilde. A l'époque, je n'ai pas su mettre un nom sur cette expérience. Avec le recul, je comprends que c'était un appel de Dieu à le servir. »
En 1985, notre Burkinabée débarque à Nice, afin d'y entreprendre des études de psychologie. Elle décroche un DEA, un « diplôme d'études approfondies ». Mais, en même temps, elle désire autre chose: « Ma conviction que j'étais appelée à servir Dieu grandissait et je ne voyais pas très bien dans quel cadre mes connaissances en psychologie pouvaient me servir. » Elle hésite à entreprendre des études à la Faculté libre de théologie réformée d'Aix-en-Provence... avant de se décider pour une Ecole de disciple de Jeunesse en mission, à Saint-Paul-Trois-Châteaux.
 
Dieu avait préparé le chemin
Avant le début de son Ecole de disciple, Mathilde rencontre Bernard, son futur mari. Il est Suisse, géologue de formation, et il a déjà travaillé quatre ans pour Jeunesse en mission. Il s'engage dans la maison d'accueil chrétienne « La Croisée de Joux », à l'Abbaye. Et, parfois, lorsque des pensionnaires ont besoin d'un soutien psychologique, la maison fait appel à son épouse. Mathilde commence à entrevoir en vue de quoi elle a étudié la psychologie.
Le couple, avec ses deux jeunes enfants, s'engage dans l'Eglise FREE de la Vallée, au Brassus. Bernard fait partie du conseil des anciens auquel les épouses sont invitées une fois sur deux. Toujours en couple, Mathilde et Bernard Hiltpold président régulièrement des cultes.
Un jour, coup de tonnerre, l'Eglise se retrouve brusquement en crise et sans pasteur. Les membres de la communauté sont en souffrance. Les anciens demandent à Mathilde de faire des visites... pastorales. Ce travail lui plaît et les membres de l'Eglise apprécient ses visites. C'est pourquoi, lors d'une assemblée générale de la communauté, son ministère est officialisé par un vote.
« Assez rapidement, mon travail s'est élargi, se souvient Mathilde. Notre pasteur encourageait le ministère féminin et nous avons présidé plusieurs services funèbres ensemble. Lorsque j'ai commencé à donner des messages au culte, la prédication d'une femme 'non accompagnée' était une nouveauté dans l'Eglise. Mais cela a été bien accepté à cause de mon ministère de visites. » Cet engagement, en tandem avec David Hausmann, révèle la fibre pastorale de Mathilde. La communauté, accompagnée par la Commission des ministères, est conduite à engager celle-ci comme pasteure à temps partiel.
 
Un coeur pastoral
« En arrivant à la Vallée, je savais que j'étais appelée à servir Dieu, précise Mathilde. Mais je pensais plutôt à de la relation d'aide et à de l'intercession. Les choses se sont éclairées au fur et à mesure que j'avançais. Je me suis découvert un coeur pastoral et je me sens à ma place. » Actuellement, Mathilde est pasteure à mi-temps. Les visites et l'intercession constituaient son don principal... elles sont devenues une part importante de son ministère.
Lorsqu'elle intercède pour la communauté dans laquelle elle sert, Mathilde Hiltpold demande que l'Eglise soit ouverte vers l'extérieur et que chaque membre soit un disciple motivé par la Parole de Dieu. « Mon papa était un pasteur pionnier au Burkina. A cause de cela, la famille a souvent été géographiquement séparée et ce n'était pas facile à vivre, se souvient-elle. Ici, en Suisse, nous sommes trop préoccupés par notre confort. Cela nous retient sur le plan spirituel. »
Dieu a conduit Mathilde, étape par étape, sur un chemin parfois surprenant. C'est devenu un mode de vie: « Je ne me projette pas trop dans l'avenir, mais je m'efforce d'écouter la volonté de Dieu pour maintenant. Et je pratique la marche... la marche priante. Notre région se prête bien à cela ! »
Claude-Alain Baehler

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