Laetitia Paratte, engagée pour faire évoluer notre perception de la jeunesse

lundi 12 septembre 2011

Laetitia Paratte, pasteure jeunesse dans l'Eglise évangélique de la vallée de Joux (FREE), est aussi la nouvelle animatrice enfance-jeunesse de notre fédération. Portrait.

Dès cet été, Laetitia Paratte est engagée à mi-temps comme animatrice enfance-jeunesse par les Commissions enfance et jeunesse de la FREE, et avec le soutien de la Fondation la Prévoyante. Cette jeune femme de 29 ans, domiciliée dans la vallée de Joux, a déjà une solide expérience dans l'accompagnement des enfants et des jeunes. Elle est aussi formée en théologie, puisqu'elle poursuit un master dans cette branche en Angleterre – avec une spécialisation jeunesse. Pourtant, Laetitia a appris le métier de bijoutière. Pas grand-chose à voir avec l'évangélisation des enfants et des jeunes!
 

Née à la Chaux-de-Fonds, Laetitia Paratte a déménagé à 11 ans à la vallée de Joux. « Il a fallu entrer dans la culture de cette région, se souvient-elle. Et, pendant des années, je n'ai eu qu'une seule envie: partir! » Dans ce but, elle part étudier au gymnase d'Yverdon. Elle fréquente également le groupe Interjeunes de la Vallée pendant deux ans... puis elle se convertit.
 
« Mais je n'étais pas amoureuse des études, reconnaît Laetitia. Je demandais à Dieu de me montrer ma voie. Cela m'a conduite à apprendre le métier de bijoutière. » Durant son apprentissage, la jeune fille est convaincue d'être à la place où Dieu la veut... mais pas qu'elle deviendra réellement bijoutière un jour. A cette époque, elle se rappelle avoir reçu une prophétie disant qu'elle aurait un ministère parmi les enfants. « Je n'y ai pas cru », confesse-t-elle en souriant.
 
Tout en achevant une maturité professionnelle, Laetitia Paratte s'engage pourtant à l'école du dimanche, dans un groupe Quartier libre, aux Fabricants de joie, au groupe de jeunes. Ces expériences lui font entrevoir la possibilité de s'occuper des enfants et des jeunes à plus long terme: « Je désirais devenir femme de pasteur, afin de m'occuper des jeunes dans une Eglise. »
 
Une nouvelle étape en Angleterre
Son diplôme en poche, Laetitia Paratte est « vivement » encouragée par son père à aller apprendre l'anglais là où on le parle. Elle débarque donc à Nantwich, au sud de Manchester, dans une école chrétienne. « J'y suis allée à contrecoeur, confesse-elle. J'étais bien décidée à rentrer au bout de quatre mois... mais j'y suis restée quatre ans. » En effet, à l'école de langues se trouve également un collège biblique qui dispense toutes sortes de cours passionnants concernant les ministères parmi les jeunes.
Laetitia décide donc de prolonger son séjour en Angleterre d'une année. Puis elle s'engage dans un Bachelor et s'émerveille: « Sur le plan matériel, Dieu a pourvu de manière incroyable! J'ai trouvé les 12'000 francs nécessaires pour ces études. »
De retour à la vallée de Joux, Laetitia cherche une Eglise lui permettant de s'engager pour les jeunes. « Comme je connaissais David Hausmann, l’ancien pasteur de l'Eglise évangélique de la Vallée (FREE), j'ai démarré dans cette communauté en animant des groupes d'évangélisation et de formation de disciples. J'étais heureuse avec cela! » La communauté engage alors Laetitia comme stagiaire, puis comme pasteure enfance et jeunesse à temps partiel.
 
Aider les Eglises à bien s'occuper des jeunes
Mais Laetitia est aussi engagée, depuis le début août, comme animatrice enfance-jeunesse à mi-temps dans la FREE. L'un des principaux défis, pour la jeune femme, sera de développer des projets d'accompagnement de la jeunesse, du berceau jusqu'à 25 ans. En effet, les programmes des Eglises sont trop souvent divisés en modules adaptés à des tranches d'âges, mais mal reliés entre eux.
Laetitia désire aussi rappeler qu'un bon enseignement et une bonne intégration dans les communautés doit se faire déjà avec les jeunes enfants. « Il n'est pas simple de leur donner de la bonne théologie, admet-elle. Mais il faut pourtant le faire sans attendre. Beaucoup de choses se jouent déjà chez les enfants de trois ans. Et en matière d'engagement et de service, ce qu'un enfant de douze ans n'a pas appris, il ne l'apprendra pas plus tard. On attend beaucoup trop avant de leur donner des responsabilités. »
De là à penser qu'une partie des problèmes de la jeunesse, ce sont les adultes, il n'y a qu'un pas. Et il n'est pas impossible que la nouvelle animatrice enfance-jeunesse nous adresse quelques interpellations bien senties à ce sujet.
 
Claude-Alain Baehler
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