Vaud : l’initiative Exit et son contre-projet bafouent la liberté de conscience !

mercredi 04 avril 2012 icon-comments 23

Les prochaines votations vaudoises autour de l’assistance au suicide et l’obligation pour tous les EMS d’accueillir des associations comme Exit sous peine de suppression des fonds publics, sont l’indice de profonds changements des valeurs communes à notre société. Le « bien » ne se construit plus en fonction de valeurs fondamentales comme le respect de la vie jusqu’à la fin. Non ! Il se définit en fonction de valeurs propres à chaque individu et du soi-disant devoir des soignants d’honorer les désirs du patient. Avec comme maxime centrale : « Faites aux autres ce qu’ils considèrent comme leur bien ! » L’individu n’est plus tant à protéger qu’à exaucer. En fonction de cela, nos sociétés postmodernes seraient irréductiblement plurielles et le législateur devrait en tenir compte. Soit ! Mais dans un contexte pluraliste, que fait-on de l’avis de 10% des EMS vaudois opposés à l’assistance au suicide entre leurs murs ? La société pluraliste dans laquelle nous baignons se montre incapable de respecter leur droit à la différence. Le droit à une objection de conscience des responsables d’EMS et des EMS eux-mêmes sur un sujet aussi fondamental que le respect de la vie humaine. Une fois gratté le vernis de surface, l’initiative Exit et le contre-projet du Conseil d’Etat ne sont rien d’autre que des textes liberticides. Ils bafouent la plus élémentaire des libertés fondamentales : celle de la conscience… des directions d’EMS et des Eglises qui les soutiennent. Inadmissible en ce début de XXIe siècle ! Serge Carrel, journaliste  Plus sur le débat autour de l’assistance au suicide.

23 réactions

  • Thomas Salamoni jeudi, 10 mai 2012 14:47

    Ce que je trouve plutôt naïf, c'est le manque à la fois de réalisme et d'imagination quant aux effets pervers qu'aura très certainement l'offre de la mort assistée dans les EMS:
    - Pour bien des personnes concernées, le souci d'être “un poids pour les autres”, la culpabilité de penser l'être, sont des motivations, discrètes peut-être mais bien réelles, qui peuvent pousser à avoir recours à cette solution finale, surtout si elle est promue intentionnellement et facilement accessible.
    - Pour des personnes proches de malades, intéressées par la disparition de ces derniers par des motifs autres que humanitaires, la proximité du service du suicide assisté facilite la manipulation, p.ex. en suggérant de manière plus ou moins directe au malade une sortie rapide de la vie.
    - Plus inquiétant encore, à moyen terme, est la pression financière à cause des coûts de la santé. Il se pourrait bien que d'ici quelques années, certaines caisses maladie (voire une future caisse maladie étatique unique) pourraient proposer des diminutions de primes à des assurés qui, au cas où une maladie majeure et sans possibilité de guérison surviendrait à l'avenir, seraient d'accord de bénéficier des bons soins du suicide assisté.
    Utopique? Il y a eu pire dans la passé ...

  • Etienne Moret samedi, 12 mai 2012 11:48

    Je pense voter non à ce sujet parce que je pense qu'autant que possible, il faut freiner l'aide au suicide au profit des soins palliatifs.

    Ceci dit, en tant que Vaudois et membre de la FREE, je suis choqué par la page de couverture de "Vivre". Parler au présent ("Vaud bafoue la liberté de conscience") alors que le canton de Vaud ne s'est pas encore prononcé, c'est pur mensonge au profit d'un sensationnalisme de mauvais aloi.

    Quand à "bafouer la liberté de conscience", l'argument peut être retourné sans difficulté.

    Je regrette aussi que le sensationnalisme mal étayé de "L'assistance au suicide peut se terminer dans d'affreuses souffrances!". Je ne trouve dans le texte soumis au vote rien qui supporte la procédure mentionnée.

    Quant au dossier, je le trouve partiellement à côté du débat. La question n'est pas d'être pour ou contre le suicide assisté, c'est la marge de manoeuvre qui est données à ceux qui sont d'un autre avis et qui sont en situation de dépendance dans un EMS.

    A ce sujet, il faut reconnaître au rédacteurs du contre projet ( voir http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/accueil/fichiers_pdf/Brochure-17-juin-2012-web.pdf) un effort pour trouver un compromis, même s'il ne paraît pas acceptable.

    Profitons du débat pour avancer nos convictions, mais en toute vérité et simplicité.

  • Jean-Luc Chollet dimanche, 13 mai 2012 14:27

    Ma foi, et ce que j'essaie d'en comprendre, au Christ ressuscité, c'est de Lui confier, issu du mot "confiance", les clés de ma naissance, de ma vie, et de ma mort.
    Vouloir imposier ce credo à mes concitoyens, en vertu du principe "cujus regio, cujus religio", relève à mes yeux d'une forme de charia évangélique ( la loi divine prime sur celle de la République) mais serait surtout totalement utopique parce qu'irréalisable dans le contexte politique que nous vivons aujourd'hui dans ce canton.
    Sachant que l'initiative EXIT avait de fortes chances de trouver grâce devant le peuple, le Conseil d'Etat a proposé au Grand Conseil d'atténuer, de cadrer, de contrôler et finalement de limiter par tous les moyens légaux le spectre d'action des tenants du suicide assisté.
    C'est la raison d'être du contre-projet qui nous est soumis et que nous, députés, avons accepté tous partis confondus et à une écrasante majorité.
    Deux remarques, pour terminer, du moins provisoirement. Dans une arène où tous les coups - ou presque- sont permis et où la violence des débats est souvent monnaie courante, je n'ai enregistré aucun des débordements verbaux ou procès d'intention que je lis ou j'entends dans le monde évangélique.
    Deuxièmement, le sort de la dizaine d'EMS à caractère religieux sur les 160 que compte le canton est pris avec le plus grand respect par le Conseiller d'Etat Pierre-Yves MAILLARD, en charge de ce dossier et la crainte qu'expriment les représentants de ces institutions ne saurait être minimisée à ses yeux.
    Mais, chaque chose en son temps, pour le moment nous parlons de la loi, et le peuple s'exprimera à son sujet, et, ensuite, viendra le réglement d'application dans lequel les députés représentant le monde évangélique veilleront à maintenir à nos "Praz-Soleil" la spécificité qui est la leur.

  • antjecarrel lundi, 14 mai 2012 08:14

    Merci pour ces réactions.
    Deux questions:
    1. Le fait qu'un canton légifère sur une question aussi sensible que l'assistance au suicide et ne tienne aucun compte dans son contre-projet de la sensibilité de près de 10 pour-cent d'institutions hostiles à l'assistance au suicide, n'est-ce pas d'ores et déjà bafouer la liberté de conscience et de religion?
    2. Merci à Jean-Luc Chollet, seul député vaudois à avoir pris la parole en plénière du Grand Conseil pour défendre la cause des EMS d'inspiration chrétienne, hostiles à l'assistance au suicide... Mais le monde politique vit sous pressions... Voter deux fois non à l'initiative comme au contre-projet n'est-ce pas donner du crédit et de la légitimité à ces EMS qui ne souhaitent pas laisser entrer les associations d'assistance au suicide entre leurs murs?

    Par ailleurs, notre plaidoyer n'a rien à voir avec une sorte de "charia" évangélique. Il vise simplement à défendre la liberté de conscience sur un sujet délicat... et donc le "droit à la vie" et au subventionnement public d'EMS construits sur une éthique chrétienne, respectueuse de la vie que Dieu donne.

    Meilleurs messages.

    Serge Carrel
    Chargé de communication au sein de la FREE

  • Etienne Moret jeudi, 17 mai 2012 09:56

    Je considère que dire que "le contre-projet ne tient aucun compte de la sensibilité de ..." est une interprétation partiale.
    Le législateur devant tenir compte de toutes les sensibilités tient donc compte des droits des personnes qui se trouvent dépendantes d'une institution.

    A mon avis, c'est tenir compte de la sensibilité chrétienne que de mettre des conditions qui donnent la possibilité au personnel soignant de discuter des alternatives.

    Je considérerais comme un échec douloureux qu'un patient ou un résident d'une institution chrétienne fasse et maintienne une demande d'assistance au suicide; mais on ne peut pas raisonnablement demander à la loi de donner aux institutions le droit d'interdire seulement pour protéger leur conscience.

    Crier au liberticide peut être contre-productif dans le sens ou on peut lui opposer la liberté des patients/résidents.

    Si on veut convaincre le peuple, qui devra décider, il me semble qu'il vaut mieux axer l'argumentation sur le bien-être des patients/résidents survivants et mesurer l'impact que peut avoir un suicide assisté dans une communauté relativement fermée et composée majoritairement de personnes fragilisées.

    Au moment de concrétiser un vote, il faudra aussi tenir compte du fait que si l'initiative obtient une majorité et pas le contre-projet, c'est l'initiative qui passe.

  • FRANCESCHETTI lundi, 21 mai 2012 09:34

    La Suisse, il y a 721 ans a fait un serment en établissant un pacte "au nom du Dieu Tout-Puissant". Aujourd'hui nous devons voter pour l'assistance de suicide en EMS. 
    Les fondements de son pacte c'est Dieu et aujourd'hui on écrase tout et on veut décider à la place de Dieu. Que fait on du serment d'Hyppocrate? Décidément qu'est ce un serment? On le fait et on le defait. C'est pas sérieux, on joue avec le feu. C'est dangereux et blasphématoire. Encore une fois on tue pour l'argent.  C'est une honte.... J'ai toujours été très fière que mon pays avait des principes, des valeurs et surtout un pays libre. Aujourd'hui , j'ai honte que l'Etat demande à ses citoyens de voter pour une telle aberation.  Il n'y a pas lieu à discussion. Il y a les soins palliatifs...
    De plus, ce nom exit, plus explicitement: dehors,  rien de plus dur cela, montre l'esprit de l'association. 
    VOTONS :  NON NON (2 fois) 

  • J.Jaquillard lundi, 21 mai 2012 11:12

    Reflexion (aussi pour moi)
    En tant que "chrétien normalement constitué" et là où j'en suis maintenant (en bonne santé donc ), cela semble évident de dire qu'il ne faut pas passer par exit. Je perçois aussi, par mon vécu, que cela restera un défi si ma santé, ma condition de (sur)vie devait se dégrader gravement, de ne pas envisager exit. C'est l'éternelle différence entre la théorie et la pratique...
    Je sais aussi que je peux conter sur Dieu d'abord et sur les soins palliatifs par le personnel soignant ensuite, qui ne cessent de s'améliorer. Sans parler de la famille, l'église, etc qui jouent un rôle important.
    Tout cela, me direz-vous, est assez entendu...certes.
    Cela l'est moins:
    Etre contre une initiative et le partager, c'est rien. Aller voter, c'est peu. Car la personne en train de mourir dans la souffrance et qui ne connait pas Christ, elle en a rien à fiche ! et c'est pas en priant pour les malades à l'église le dimanche matin que ça ira beaucoup mieux...
    A moi, à nous, chrétiens de tous bords, de demander à Dieu de nous montrer pour qui prier, comment agir et le faire ! (donc ça demande du temps et des priorités différentes).
    Si exit a le vent en poupe c'est peut-être parce que les chrétiens ne font pas leur boulot...

  • frere jean mercredi, 23 mai 2012 11:55

    ET celui qui a dit « Tu ne tueras pas » n’a-t-il pas droit à la parole dans cette affaire ?

    Je m’étonne que Dieu semble plutôt absent de ces réflexions, comme si nous étions « assez grands » pour discuter de ce genre de choses sans l’inviter au débat. Pourtant, Dieu, dont l’intelligence est réputée supérieure à la nôtre, aurait peut-être quelque chose de sensé et de profond à nous dire sur ce sujet ? .… Et à bien y réfléchir, le Créateur des hommes n’aurait-il pas aussi des idées bien arrêtées sur la manière dont on traite ses créatures ? Particulièrement à la lumière des enseignements de Jésus montrant le Père comme attentif à tous les besoins des hommes depuis leur conception jusqu’à la tombe ?

    Heureusement l’article de Mme A-C Piguet effleure le sujet, mais l’effleure seulement. J’apprécie sa contribution, mais nos théologiens pourraient-ils sortir de leur silence pour faire connaître aux chrétiens le point de vue de Dieu sur un sujet aussi important, à supposer qu’Il en ait un ?

    Je ne suis pas théologien mais j’aimerais laisser ici quelques pistes de réflexion

    Suicide incompatible avec la foi chrétienne
    Le message de l’Evangile est un message de vie, et non de mort. Christ a vaincu la mort, et par sa résurrection a mis en évidence la Vie et l’immortalité. Les chrétiens sont porteurs d’un message de vie et sont appelés à annoncer le Prince de la Vie. Quelle honte qu’un soi-disant chrétien puisse ainsi accuser de « Charia » les évangéliques porteurs de ce message, leur imputant cette déclaration de guerre islamique porteuse de mort! De tels propos touchent au blasphème et son auteur ferait bien de mesurer ses effets oratoires avant que Dieu ne doive le discipliner pour lui apprendre à mesurer ses propos.

    La Bible dit : le dernier ennemi qui sera vaincu sera la mort. La mort est l’arme ultime de l’Ennemi des âmes et rien ne le réjouit plus que de voir l’une de ses victimes passer dans l’au-delà sans avoir rencontré Celui qui pouvait l’arracher de ses griffes. Aider au suicide d’une personne, c’est accorder une grande joie à Satan et une grave offense envers le Seigneur.

    Les incrédules ignorent ce qui les attend après la mort. Certains essayent de se rassurer en se persuadant qu'âvec la mort « tout est fini » malgré les récentes recherches scientifiques démontrant la continuation de la vie après la mort, mais sans pouvoir en préciser la nature. Mais les enfants de Dieu, eux, en connaissent la nature. Ceux qui meurent en Christ se réveillent dans la présence du Seigneur, ceux qui meurent sans Christ se retrouvent dans un lieu de tourments. Et le suicide serait leur délivrance ? L’incroyant qui met fin à ses jours pour échapper aux souffrances terrestres se retrouve dans un état de souffrances bien plus grandes encore, et cela jusqu’au jour du jugement dernier ! Si tel est le cas, qui voudra prendre la responsabilité d’envoyer une âme vers ce terrible destin ?

    Message d’espoir chrétien
    Non seulement la charité chrétienne nous oblige à avertir les incroyants contemplant le suicide du sort terrible qui les attend, mais Dieu nous a confié un message d’espoir à partager avec eux et avec tous les désespérés : « L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé…pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». (Esaie 61 :1-3)

    N’oublions jamais que le Sauveur a quitté la gloire du Ciel pour rendre ce miracle possible en payant de sa vie. Aider une personne au suicide est une insulte envers le Rédempteur !

    Notre rôle de chrétiens n'est-il pas d’annoncer ce message aux désespérés, sachant que Dieu est capable de changer leur tristesse en joie, et leur donner une nouvelle vie (ou fin de vie) dans la paix , la joie et le sérénité.

    Et une âme sauvée du suicide qui trouve la paix et la joie en Christ est un puissant témoignage. C’est ainsi qu’après avoir convaincu le geôlier de Philippe de ne pas mettre fin à ses jours, Paul a pu conduire toute sa maisonnée au Salut !

    Un défi aux chrétiens
    Le projet EXIT devrait lancer un défi aux chrétiens : mettre sur pied leur propre projet ANTI-EXIT où des volontaires ayant l’amour des âmes perdue se mettraient au service des EMS chrétiennes ou non, pour apporter l’espoir à ceux de leurs patients qui n’en ont plus. Ils seront alors peut-être étonnés de voir que le plus grand obstacle à leur ministère ne sera pas les patients eux-mêmes, mais peut-être ceux de leur entourage et de la société qui auraient le plus à profiter de leur tragique disparition....

    Quant au projet EXIT lui-même et son contre-projet, que les chrétiens leur « montrent la porte de sortie » lors des prochaines élections. ! !

    PS Dans la « belle brochette de personnes compétentes » (selon l’info de l’AEER), se réunissant autour de trois tables rondes pour discuter du sujet, Dieu fera-t-il partie des invités ou bien le priera-t-on poliment de bien vouloir attendre dehors ?

  • benjo1 mercredi, 23 mai 2012 13:15

    En anglais il y a un dicton: "Hard cases make bad law", qui a ma connaissance n'a pas d'équivalent aussi succint en français (en cherchant, j'ai trouvé "les situations pénibles engendrent une jurisprudence boiteuse").

    L'aide au suicide me semble être un de ces 'cas difficiles': il y a beaucoup d'émotion qui semble prendre le pas et brouiller les pistes, surtout par rapport aux inévitables problèmes de la mise en pratique, qui sont de toute évidence, non négligeables (le premier commentaire ne fait l'inventaire exhaustif).

    Les chrétiens sont peut-être accusés de voter sur la seule base de 'principes déconnectés de la réalité', mais j'ai l'impression que pour le camp adverse c'est réellement le cas. Est-ce qu'on peut nous citer un seul problème *pratique* qui adviendrait si ces lois n'était *pas* adoptées? Je n'en vois pas : donc c'est juste 'une question de principe'...

    ------
    Avec un peu d'humour, considérez un moment cette lègère adaptation du texte de l'annonce EXIT :

    Dans sa chambre d’EMS, le résident dispose d’un lieu privé où il doit pouvoir faire valoir librement son droit et son choix.

    Notre initiative souhaite faire valoir l’autodétermination sans entrave des résidents en ‘EMS’ qui pourraient en pleine conscience écouter leur musique très fort à toute heure. Un résident peut être fragilisé sur le plan physique, mais il ne doit pas être automatiquement suspecté d’avoir une perte de discernement du seul fait de son goût musical. Ses droits personnels ne peuvent pas être réduits juste parce qu’il vit en EMS et que l’équipe soignante estime irrecevable une musique qui ne correspond pas à son goût. L’évaluation d’une demande par une équipe soignante sera problématique quant à sa neutralité et son objectivité.

    Nous souhaitons que nos aînés vivant en EMS puissent s’exprimer, choisir et agir comme s’ils étaient encore à la maison !

  • FRANCESCHETTI mercredi, 23 mai 2012 13:16

    Encore une fois, il n'est ni juste ni démocratique d'obliger les EMS d'accepter Exit dans leur établissement. On bafoue la liberté et les croyances de chaque personne. C'est facile de convaincre une personne seule, sans famille et souffrante d'être inutile donc de se donner la mort qu'ils prétendent douce et qui en vérité en est autrement. Que fait on de ceux qui utiliseront ce moyen à des fins d'héritage ? Et que fait on de Dieu? Ou est il? N'est il pas le créateur ? N'est ce pas par sa grâce que nous sommes sur cette terre ? Et maintenant d'un coup pour raison "d'économie ou de gain" on en fai défi. C'EST UN VRAI SCANDALE!

  • lafree jeudi, 24 mai 2012 09:22

    De Jean-Luc Chollet, Député UDC au Grand Conseil, membre de l'assemblée évangélique de Villard
    La lecture des différents blogs publiés à ce jour m’amène à un certain nombre de constats. Leurs auteurs font de la théologie, de l’exégèse voire de la philosophie mais l’acte final, à savoir le bulletin glissé dans l’urne, c’est tout simplement de la politique.
    En votant NON à l’initiative, vous rejoignez l’écrasante majorité des députés de ce canton ; en votant NON au contre-projet du Conseil d’Etat, vous vous en démarquez. Fort bien, chacun peut exprimer sa conviction. Il faut cependant bien apprécier les conséquences. En refusant le contre-projet, vous augmentez les chances –en l’occurrence les risques- que l’initiative passe. C’est aussi simple que cela, et croyez-moi, le risque est réel, tant l’initiative est populaire auprès de nos concitoyens.
    Si le contre-projet l’emporte, nous trouverons une solution qui respecte les principes des établissements basés sur une éthique à caractère religieux. Ce n’est pas le député Jean-Luc CHOLLET qui l’affirme, c’est la position du Conseiller d’Etat en charge de ce dernier et je n’ai pas lieu de mettre en doute ce qu’il m’a affirmé à maintes reprises.
    Si l’initiative gagne, il n’y a aucun moyen d’une quelconque « exception religieuse » ; tout le monde devra se soumettre et je rappellerai simplement qu’en pareil cas, nous n’aurons plus simplement affaire à EXIT qui, quoi qu’on en pense, respecte certains cadres, mais à n’importe quel groupe ou association qui pourront, et en toute liberté, se balader dans les couloirs de nos EMS.
    Par conséquent je vous demande solennellement de faire une pesée d’intérêt avant de remplir votre bulletin, tout en étant conscient du dilemme qu’elle pourra susciter.
    Jean-Luc Chollet

  • Compaore dimanche, 27 mai 2012 14:52

    Chers amis,
    C'est certainement un peu tard d'intervenir dans ce debat. Mais ne dit-on pas que vaut mieux tard que jamais.
    Comme vous, je m'interesse a ce debat depuis plusieurs mois. Et plus les semaines avancent, plus je m'interroge sur le vote "double non" recommande par la FREE. Et pourtant, je suis acquis aux idees de protection de la vie et surtout des plus fragiles, acquis aux soins palliatifs, a l'accompagnement spirituel et oppose a l'idee d'interrompre la vie.
    Cela dit, il me semble tout aussi important d'integrer a ma reflexion les aspects SOCIO-POLITIQUES. Nous vivons en terre vaudoise dans laquelle il y a un systeme politique (elections, initiative etc...). Malgre tout, ce sont nos politiciens qui ont ete les premiers interlocuteurs des initiants et qui "ont du" opposer un contre-projet ET qui devront reagir par la suite. On peut discuter en long et en large sur son contenu (forces et surtout faiblesses, questions qu'il pose). Oui. Mais au choix (entre l'initiative et le contre-projet), je prefere la moins mauvaise solution, donc le contre-projet. Admettons que le vote "double non" a bien des chances de ne pas faire une majorite. Je prefere donner du credit a nos politiciens qu'aux initiants.
    La FREE, ses institutions et l'Eglise Catholique recommandent un double non. Je peux comprendre. MAIS ont-elles reflechi qu'avec ce vote, on diminuait la force du contre-projet et renforcait celle de l'initiative ? Ont-elles reflechi aux consequences si l'intiative devait passer?
    Si le contre-projet ne passait pas de justesse a cause du vote des chretiens, que ferons-nous? Irons-nous demander des graces a nos deputes ou aux conseillers d'Etat (alors qu'ils savent tres bien ce que nous aurons recommande ??)
    EST-CE RESPONSABLES DE VOTER UN DOUBLE NON... J'ai des doutes.

    Emmanuel
    (desole pour le manque d'accents. Je reponds via un mobile)

  • Etienne Moret lundi, 28 mai 2012 10:35

    Nous nous trouvons, devant ce vote devant un difficile choix politique qui nous demande d'être à l'écoute de la société, ce qui n'est peut être pas notre fort.

    En effet, la conséquence de notre vote dépends du vote des autres. Brève analyse:
    - 1. si l'initiative n'a aucune chance de passer, voter double non renforce l'opposition au suicide, et peut être permettre de maintenir de statu quo.
    - 2. si le contre projet n'a aucune change de ne pas passer, voter double non montre notre opposition sans rien changer
    - 3. si l'initiative a des chances de passer et le contre projet de ne pas passer, alors le double non peut aboutir à l'approbation de l'initiative au détriment du contre projet. Dans ce cas, il vaut mieux voter le mal pour éviter le pire.

    Où en est donc la société? Faute de sondage d'opinion, cela me paraît difficile à dire. Les politiciens semblent plutôt craindre le troisième cas de figure. Le fait que les promoteurs du double non font essentiellement appel à des arguments internes (conviction religieuse) qui ne vont parler qu'à une minorité de la population ne m'incite pas penser le contraire.

    Quelqu'un a t il une autre vision ou une révélation?

  • Serge Carrel mardi, 29 mai 2012 04:02

    Bonjour à tous,
    Merci pour votre participation à ce blog...
    Voici quelques remarques:
    - Tous les partis politique recommandent le non à l'initiative sauf les verts et les verts-libéraux. De plus tous les partis recommandent le oui au contre-projet, sauf les verts libéraux... Donc le non à l'initiative et le oui au contre-projet ont de fortes chances de passer...
    - Dans ce contexte - et c'est vrai que c'est un pari "politique" ! - glisser deux fois non et "contre projet" à la question subsidiaire permet de faire entendre une protestation des EMS confessionnels...

    Plus le temps passe et plus je trouve inadmissible que ce canton puisse forcer, sous peine de suppression des subventions, des établissements reconnus d'intérêt public à accepter des associations d'assistance au suicide entre leurs murs. Ces établissements ne sont pas des hôpitaux d'Etat. Pour beaucoup, ils ont été fondés par des fonds privés, par des legs de personnes qui souhaitaient voir leur argent utiliser dans une certaine perspective - chrétienne, par exemple! - et tant l'initiative que le contre-projet voudraient forcer ces établissements à accepter un acte aux antipodes de leur éthique... Est-ce vraiment là un acte démocratique et respectueux de la conscience et de la responsabilité de tous?

    Meilleurs messages!

  • FRANCESCHETTI mercredi, 30 mai 2012 13:19

    C'est vrai dans notre constitution on mentionne la "DEMONCRATIE" et la elle est tout simplement bafouée. C'est absolument pas demoncrate d'obliger un EMS à accepter cette association dans ses murs sous MENACE de ne pas recevoir de subsides. Je sens ça plutôt comme une odeur de "DICTATURE". Soyons attentifs...... Quant au contre-projet quelqu'un peut-il m'éclairer ?

  • Etienne Moret mercredi, 30 mai 2012 19:59

    La démocratie (le pouvoir au peuple) consiste à donner à chacun la possibilité de d'exprimer librement et à donner la possibilité à la majorité de prendre une décision. Nous restons donc dans un processus démocratique.
    Dans ce contexte, il ne suffit pas de clamer ses convictions, il faut aussi trouver un arrangement qui soit accepté par la majorité.

    Dans le cas particulier, il y a un conflit entre un groupe d'aide au suicide qui veut pouvoir opérer au domicile des ses adhérents quel qu'il soit (donc y compris les EMS) et quelques responsables d'EMS qui veulent pouvoir protéger leurs résidents des traumatismes liés au suicide d'un proche (je résume).

    Le premier groupe demande au peuple de l'aider à obliger les autres à accepter sa demande. Le gouvernement, craignant une approbation d'un texte trop ouvert, propose un compromis qui donne des droits au premiers tout en cherchant à protéger les seconds. Inclure dans le contre projet le droit à des responsables d'EMS de refuser pour une raison ou une autre aurait vidé de son sens l'initiative et aurait été équivalent à un non. Cela n'aurait pas eu de sens. Au peuple maintenant de décider pour les uns, pour les autres ou pour le compromis.

    Je constate que, au niveau du Grand-conseil, les arguments du double non on suscité si peu d'intérêt qu'il ne sont même pas mentionnés dans le document explicatif sur le vote. Il y a là une ébauche de déficit démocratique qui pourrait éventuellement alimenter un recours si on veut se lancer dans la voie juridique.

    Pour convaincre les hésitants, il ne faut pas clamer les arguments des 10% les plus convaincus, mais aussi expliquer en quoi la demande des initiants peut être prise en compte dans un double non.

    En examinant ce qui s'est dit, je suis surpris de ne pas trouver d'argumentation basée sur le fait que le résident à le libre choix de son EMS et que, de ce fait, il peut choisir un EMS qui accepte (ou refuse) le suicide assisté. Ainsi, le droit de chacun de faire appel à l'aide au suicide en EMS est déjà assuré et les limites imposées (choix avant l'entrée en EMS, problèmes de disponibilité et de proximités géographiques) devraient être acceptables par rapport au traumatisme potentiellement imposé à ceux qui ont choisi de ne pas précipiter leur décès.

  • FRANCESCHETTI jeudi, 31 mai 2012 10:20

    Une des questions que je me pose et que si je n'étais pas chrétienne me ferait peur. Que devient mon pays? Ou sont ces valeurs qu'on nous a inculquées? Ou est la liberté ? Tout doit il être payé? Tout à rapport avec l'argent? Lorsque j'entends un débat, j'entends: argent, économie, rendement etc etc. Ou se situe l'humain? Y a-t-il dans un débat des personnes comme vous et moi? Désormais nous devons tout payer:
    Les EMS ne recevront plus de subside (argent) s'il n'accepte pas Exit dans leurs murs.
    L'assures devra payer plus par année (argent), fr.500.- + 15% pour avoir le droit de continuer d'être soignés par le même médecin, le médecin de son choix.
    Demain, peut être, on devra payer la quantité d'eau qu'on veut boire!!!
    Que veut dire tout ça?
    LIBERTÉ OU DICTATURE ? Ou est le créateur et sa création? Heureusement que j'ai ma foi, sinon......

  • Marc Horisberger jeudi, 31 mai 2012 16:08

    Bonjour!
    Pasteur réformé d'origine évangélique, aumônier en EMS depuis 7 ans, je me permets d'ajouter une touche au débat passionné que suscite l'initiative EXIT.

    Personnellement, comme Serge Carrel, je reste un farouche défenseur de la liberté de conscience... et me sens autant protestant avec la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse" qui dit: "L’Eglise n’a aucun droit sur la décision de conscience de l’individu" (Un regard protestant sur les décisions en fin de vie) que catholique avec Jean-Paul II lorsqu'il affirme: « Aucune autorité humaine n’a le droit d’intervenir dans la conscience de quiconque ». (Jean Paul II, Message pour la journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 1991).

    J’ai malheureusement le sentiment qu’aujourd’hui, notre époque difficile fait que que dans chaque débat de société un peu tendu, les communautés chrétiennes ont de la peine (c’est un euphémisme) a avoir une position commune défendant à la fois la liberté individuelle, la dimension sociale ou communautaire de la vie et la verticalité, la transcendance, le mystère, ou le Dieu Créateur qui se trouve à l'origine et à l'horizon de la vie y compris humaine.
    Je défends personnellement le contre-projet. Bien sûr, il ne s'agit pas de "la bonne solution"... Mais c’est un pas vers une loi sur la mort qui jusqu’ici ne figurait dans aucune législation humaine. La loi réglait jusqu’ici la naissance et la vie... pas la mort! L’initiative EXIT nous oblige à penser la mort en fonction de règles humaines... Il ne s'agit pas d'une option, mais une obligation. Alors regardons quelle est la meilleure des deux lois proposée (initiative ou contreprojet) et optons pour la moins mauvaise. C'est ce qui me fait prendre le contre-projet pour ce qu’il est: comme une première tentative de cadrer la fin de la vie en tenant compte aussi bien de la liberté individuelle, des convictions morales et religieuses, que de la situation et du cadre (familial institutionnel) dans lesquels se déroule cette vie. Personnellement je suis sûr que ce n’est qu’un premier jet... (le texte pourra être affiné, retravaillé et précisé).
    Je suis aussi convaincu que le contreprojet est mille fois moins contraignant pour les EMS que la loi extrémiste proposée par le Dr Sobel. Les EMS d’inspiration chrétienne ont tout intérêt à opter voire à militer pour le contreprojet qui leur permettra de trouver une solution en adéquation avec leur charte éthique, ce que ne leur permettra pas l’initiative. Pour moi voter 2x non c'est laisser le choix de décider aux autres et s'en laver les mains comme... un certain Pilate: Faites ce que vous voulez, moi je reste innocent du crime... Je vais un peu loin peut-être?
    Alors disons que dire deux fois non c'est se tirer une balle dans le pied! Je vais encore trop loin?? Bon alors je dirais que combattre le contre-projet et dire que Vaud bafoue la liberté de conscience, est aussi exagéré que de vouloir obliger un EMS a accepter en son sein les anges de la mort du Dr Sobel.
    Il ne faut pas se tromper d’ennemis: "Vaud" défend la liberté de conscience individuelle et défend, au mieux, la liberté des Institutions (qui ne peut évidemment pas être une liberté de conscience: les EMS n’ont pas de conscience, ou alors il faut définir, et ce sera ardu l’idée d’une conscience collective...)
    Pour le reste, je ne peux que vous encourager à suivre le député Jean-Luc Chollet, Député UDC au Grand Conseil, membre de l’assemblée évangélique de Villard, qui s'est exprimé à deux reprises ci-dessus avec des arguments on ne peut plus convaincants.
    Marc Horisberger

  • Serge Carrel vendredi, 01 juin 2012 04:02

    Bonjour Marc,
    Un grand merci pour ta prise de position qui alimente notre débat!
    Tu nous dis que l'EMS n'a pas de conscience. Effectivement, en tant que tel l'EMS n'a pas de conscience... mais les directions et les conseils de fondation, oui! Tous deux développent une culture d'entreprise, des valeurs et une charte qui affirment certains principes. Pour l'EMS Praz-Soleil et le conseil de fondation du même nom, tous deux proches de la FREE, le désir d'accueillir des résidents au nom de Jésus... Avec l'initiative comme avec le contre-projet, ces principes seront balayés! Et notamment le fait d'accompagner les résidents jusqu'à la fin sans faire intervenir d'assistance au suicide.

    Personnellement, je maintiens: "Vaud bafoue la liberté de conscience!" Nos autorités, avec tout le respect que je leur dois, sous pression d'Exit et de son extraordinaire médiatisation non critique, n'ont pas été capables d'inscrire dans le contre-projet une clause d'exception pour les EMS confessionnels et d'autres...

    Alors est-il erroné dans ce contexte de plaider le double non... et ainsi de soutenir un EMS dont la direction in corpore - directeur, infirmière cheffe et aumônier - considèrent la venue d'Exit entre leurs murs comme un "viol"?

    Le double non a paru à la Fondation Praz-Soleil, puis à la FREE, comme le meilleur moyen de faire entendre la revendication d'une clause d'exception. Si le contre-projet l'emporte à 80%, les 10% d'EMS hostiles à l'assistance au suicide auront-ils encore voix au chapitre?

    Avec un succès dans les 50% et une majorité en faveur du contre-projet à la question subsidiaire, notre plaidoyer en faveur de la liberté de conscience des directions et des conseils de fondation a davantage de chance de se faire entendre...
    C'est notre conviction! Et un risque, c'est vrai...

    Amitiés à toi... et merci pour ce débat que je suis prêt à continuer!

    Serge Carrel
    Chargé de communication dans la FREE

  • lafree vendredi, 01 juin 2012 08:35

    De Jean-Luc Chollet
    Avant que les urnes aient rendu leur verdict, il me paraît utile de vous faire part de l’analyse que fait le chef du Département au sujet de la position adoptée par les EMS d’orientation chrétienne.
    Je pense refléter le plus fidèlement possible sa pensée, fruit de nombreux échanges informels au détour des couloirs de Rumine.
    Tout d’abord il est surpris! En effet, Pierre-Yves MAILLARD ne comprend pas une telle attitude de refus alors que, dit-il, la question ne se pose pas du tout en termes de rapport de force. « Si votre message, expression de votre credo, est, comme vous le dites, porteur d’espérance, alors vous disposez d’un formidable avantage sur les autres que, curieusement, vous ne mettez pas en valeur ».
    Je confesse humblement que je ne vois pas quelle objection je pourrais émettre aux propos de Pierre-Yves MAILLARD.
    Effectivement, si, plutôt que de revêtir un peu hâtivement l’habit du persécuté, nous invoquions la force et la confiance que donnent la foi au Christ ressuscité, ne pensez-vous pas que la question du suicide assisté ne se poserait même pas chez nos résidents ?
    Je terminerai en ne vous cachant pas que ce fût pour moi un peu surprenant, on le dira comme cela, de me faire « retendre les bretelles » spirituellement par Pierre-Yves Maillard.

    Jean-Luc Chollet

  • FRANCESCHETTI vendredi, 01 juin 2012 10:50

    Merci a Jean-Luc Chollet pour ces eclaircissemts. Au début des débats, je dois le reconnaitre, j'étais plus intransigeante. Au fur et à mesure je me dit que le double non ferme complètement les portes des EMS et renforce la position d'Exit. Il n'y aura plus de dialogue possible. Or nous devons garder le dialogue pour être crédible. Ma foi me dit NON ET NON mais la raison me dit NON ET OUI. Si une personne veut à tout prix le suicide comment dire non c'est son choix et sa liberté. Comme nous disons non à exit parce que tel est notre choix et on veut qu'il soit respecté de la même manière nous ne pouvons refuser le désir d'une personne en fin de vie. À nous d'être présents pour lui faire changer d'avis et l'accompagner. Ce qui se fait aujourd'hui. Suzanne

  • Marie-Claude Pellerin dimanche, 03 juin 2012 22:17

    Dimanche 17 juin vous et moi – peuple vaudois – nous prononcerons pour ou contre l’initiative « Assistance au suicide en EMS ». Ne m’arrêtant qu’au titre de la brochure reçue par courrier, ma première question a été :
    « Mais… pour qui est-ce que je me prendrais pour décider si oui ou non l’un de mes prochains a droit, ou non, à sa liberté individuelle de mettre fin à ses jours ? Qui suis-je pour prétendre à lui imposer mon éthique personnelle, qu’elle soit humaniste, chrétienne ou autre ? »

    En revanche, lorsqu’ouvrant la brochure je lis textuellement :
    « Les EMS qui bénéficient de subventions publiques DOIVENT accepter la tenue d’une assistance au suicide dans leurs établissements » signifiant, implicitement, « sous peine d’une grave sanction les privant de subvention et pouvant les acculer à la fermeture de leurs établissements… », je ne puis m’empêcher de rugir :
    « Mais alors pourquoi, bon sang, des associations tel Exit, militant depuis 20 ans pour l’assistance au suicide de leurs adhérents payant, par ailleurs, une cotisation annuelle pour bénéficier de leurs soins…
    … pourquoi – avec le pécule accumulé depuis des décennies – n’ouvrent-elles pas elles-mêmes quelques établissements… subventionnés où exercer leurs pratiques ?

    Exiger, par pression et par voix du peuple, l’accès obligatoire à des EMS dont les équipes soignantes et accompagnantes ne partagent pas leurs vues n’équivaut-il pas à des violations de domiciles aggravées d’un manipulateur chantage… au suicide !

    Voilà les questions qu’en femme de bonne volonté je me pose avant de déposer, toute tremblante, mon bulletin dans l’urne dimanche 17 juin !

    Marie-Claude Pellerin
    (membre église des Uttins - Yverdon-les-Bains)

  • FRANCESCHETTI dimanche, 03 juin 2012 22:36

    Tout à fait d'accord avec Marie-Claude Pellerin et de plus je m'étonne que l'état suive une telle association dans sa démarche et invite le peuple à trancher sur une question qui est de la liberté de chacun. C'est accéder au chantage.

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