Egypte : un vaste mouvement de rébellion exige le départ de Mohamed Morsi

mardi 18 juin 2013

Le président égyptien Mohamed Morsi issu du parti des Frères musulmans a mis en garde samedi 15 juin les opposants qui exigent son départ du pouvoir. Il leur a notamment indiqué qu’il agirait « avec détermination » pour préserver la « stabilité » du pays.

Le mouvement populaire « Tamarrod », qui signifie rébellion en arabe, appelle à manifester à la fin du mois pour une présidentielle anticipée. Il prévoit le 30 juin une grande manifestation devant le palais présidentiel, le jour même du premier anniversaire de l’entrée en fonction du président Morsi.
Composé de jeunes mais aussi de partis et forces politiques du pays, ces opposants disent avoir réuni déjà plus de 15 millions de signatures pour exiger son départ. Le Mouvement du 6-avril, l’un des fers de lance de la révolte de 2011, soutient cette campagne.

Nombreux griefs
Les opposants au président Morsi l’accusent de gouverner dans le seul intérêt des Frères musulmans. Selon une source cairote, le pouvoir essaie d’islamiser tous les ministères et les salafistes ont pénétré l’appareil d’Etat. Le ministre de la culture considère par exemple le ballet comme de la pornographie. Un leader salafiste a par ailleurs proposé de détruire toutes les statues pharaoniques, en s’appuyant sur une lecture fondamentaliste du Coran qui dit qu’il n’y a pas de statue dans l’islam.
Le mouvement d’opposition reproche aussi au président Morsi de ne pas savoir faire face à la grave crise sécuritaire et économique du pays. Le taux d’homicide aurait triplé depuis 2011 et le nombre de vols à main armée aurait été multiplié par 10, entraînant un accroissement du nombre de personnes qui se font justice elles-mêmes.

Elections anticipées ?
De façon concrète, Tamarrod veut engager une procédure judiciaire afin de réclamer l’organisation d’élections présidentielles anticipées. Une jeune femme copte de 30 ans qui a, comme tant d’autres de ses compatriotes, accepté de donner son numéro de carte d’identité et de signer pour exiger la démission du premier président égyptien élu démocratiquement, a indiqué dimanche attendre impatiemment le 30 juin pour enfin destituer ce président qui, selon elle, ne convient plus à personne.
Gabrielle Desarzens

 

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